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Histoire du Cambodge

1. Les premiers royaumes : Funan et Tchen-la

Du Ier au IX siècles de notre ère, des royaumes sous influence hindoue se développent et se succèdent dans le Delta et le Moyen Mékong. Dès le IIIème siècle, des émissaires chinois mentionnent l’existence du royaume Funan dans la zone méridionale du Cambodge actuel. C’est une puissance maritime et commerçante prospère qui domine l’Asie du Sud-Est. Ses relations étroites avec la Chine mais surtout l’Inde expliquent l’essor de l’Hindouisme.

Au milieu du VIème siècle, ce royaume cède sous l’expansion du royaume Zhenla (ou Tchen-La) dont le berceau se trouve dans le sud du Laos actuel. La puissance du Royaume Tchen-La était davantage agraire que maritime. Sa capitale, Sambor Prei Kuk conserve de nombreux temples en briques richement sculptés. Le royaume se scinde en deux au milieu du VIIIème siècle : Le Tchen-La de l’eau (plus proche du monde Malais) et le Tchen-La de la terre aux confins nord du Cambodge, du Laos, de la Thailande et des plateaux du Vietnam. Ces deux entités seront réunifiées par le premier roi Khmer Jayavarman II qui, en 800 de notre ère, donne naissance à un immense empire et installe la puissance du royaume Khmer.

2. L'empire Khmere et Angkor

Ayant passé une partie de sa vie à Java, Jayavarman II instaure une monarchie forte fondée sur la puissance économique et religieuse. La première capitale Mahendraparvata se situe près du grand lac Tonlé Sap. Elle sera ensuite déplacée sur le site d’Angkor, lui donnant un essor et une aura considérables grâce à une maitrise impressionnante de l’irrigation à grande échelle. Durant 600 ans, les souverains successifs vont apporter au royaume et à sa capitale un essor et un développement majeurs au gré de la construction de nouveaux temples et de travaux hydroliques titanesques. Les soubressauts politiques et les guerres, les rivalités étrernelles avec ses voisins de Siam et de Champa n’épargneront pas l’histoire de la puissance angkorienne dont la grandeur et la foi s’écrivent dans la pierre. Le XVème siècle voit s’amorcer le déclin de cet empire exceptionnel sous les attaques venues du royaume de Siam et d’une nouvelle entitée : Ayutthaya.

Les siamois occupent Angkor en 1431, la pillent et font prisonniers ses habitants. La capitale du Royaume Cambodgien va alors se déplacer à plusieurs endroits jusqu’à s’installer en 1434 près de l’actuelle Phnom Penh

3. La période moderne

Pendant 4 siècles, le Cambodge, au coeur des appétits à la fois siamois et vietnamiens, va vivre un long déclin politique. Pour contrer la domination du royaume de Siam, le Cambodge se tourne vers son voisin oriental, l’Annam. Le Vietnam va alors obtenir par le jeu des alliances et des traités, ou par une conquète plus agressive, des territoires immenses dont le sud actuel du pays dont un petit village (Prey Kor) qui deviendra Saigon par la suite. Pris en étau entre ses deux voisins hégémoniques (le Siam annexe la région d’Angkor en 1794, les populations soumises à l’Est subissent une vietnamisation totale), le roi Norodom 1er signe avec la France en août 1863 le traité qui instaure un protectorat français sur le territoire. 

4. Le protectorat français

Par ce traité, le Cambodge abandonne toute souveraineté sur la politique extérieure. Un résident Général français est placé à Phnom Penh pour contrôler également l’administration et mener une politique d’aménagement. Jusqu’à sa mort en 1904, le roi Norodom exercera son pouvoir de manière plus limitée voire symbolique dès-lors que le Cambodge rejoint le Laos et le Vietnam dans la grande entité coloniale française, l’Indochine, en 1887. Jusqu’à son indépendance en 1953, négociée par Norodom Sihanouk, le Cambodge restera sous domination française (la république puis le régime de Vichy pendant la seconde guerre mondiale).

5. Le Cambodge indépendant mais fragilise

La guerre s’intensifie au Vietnam voisin avec une présence accrue des soldats américains au sud et des incursions permanentes de l’armée de libération nord vietnamienne sur le territoire cambodgien. Cela va fragiliser le Cambodge nouvellement indépendant. Le pays tente de suivre une ligne de neutralité face aux assauts simultanés des deux parties en guerre. Devant la politique de non-intervention tentée par Norodom Sihanouk, les américains favorisent un coup d’état de l’armée sous la conduite du maréchal Lon Noi en mars 1970. Il restera en place jusqu’en 1975, chassé du pouvoir par les Khmers Rouges.

6. La parenthèse sanglante des Khmers Rouges

Guerilla communiste luttant depuis longtemps contre la monarchie, la présence américaine, puis le régime militaire, les Khmers Rouges et leur chef sanguinaire Pol Pot s’emparent de Phnom Penh le 17 avril 1975. Ils vont créer un régime de fer, dont les pratiques (exécutions massives d’opposants, de citadins et « d’intellectuels », collectivisation, travail forcé, guerre contre les populations vietnamiennes, etc) vont, avec la malnutrition et les maladies, provoquer la mort de 2 millions de personnes en quelques années (sur 7 millions d’habitants).

7. La fin de la dictature et le retour à la stabilité

Le régime Khmer Rouge est mis à bas en quelques jours en janvier 1979 par le Vietnam qui prend le contrôle du pays pour 10 ans et y installe la République Populaire du Kampuchéa. Pol Pot quant à lui s’enfuit dans la jungle pour relancer la guérilla. Il vivra dans la clandestinité, entre Cambodge et Thailande, et sera arrêté en 1997, un an avant sa mort d’une crise cardiaque, mais ne sera jamais jugé pour son rôle déterminant dans le génocide. La guerre civile se poursuit encore de longues années entre le nouveau pouvoir et les Khmers Rouges. Il faut attendre 1991 (2 ans après le départ des vietnamiens du pays) pour qu’un cessez-le feu intervienne sous l’autorité de l’ONU. Toutes les composantes politiques (y compris d’anciens Khmers rouges opposés à Pol Pot) signent le traité de paix à Paris qui instaure une période de paix et de stabilité.

8. L'indépendance et le développement

Redevenu maitre de ses frontières et de sa politique intérieure, le Cambodge doit alors faire face à de nouveaux défis : La reconstruction des systèmes agricoles, éducatifs et économiques. La lutte contre la pauvreté et la corruption. Le développement basé actuellement sur l’industrie textile et le tourisme. La stabilité politique a permis au premier ministre Hun Sen et son parti le PPC (Parti du Peuple Cambodgien) de rester en place depuis 1998.  Le roi Norodom Sihanouk, remonté sur le trône en 1993, abdique 9 ans plus tard en faveur de son fils Norodom Sihamoni âgé de 51 ans. Certains anciens Khmers Rouges sont enfin jugés pour crimes contre l’humanité.

Désormais destination touristique de premier choix, le Cambodge poursuit ses efforts pour rattrapper ses retards économiques et structurels. Son histoire dense, riche et tumultueuse devient désormais un atout qui contribue à sa renommée et son développement.



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